40 J’y repense chaque soir

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J’y repense chaque soir.

J’étais alors encore un petit garçon

Je vivais dans un monde étrange

Dans lequel il n’y avait que des enfants.

Mais pour moi, ils étaient bien trop pesant

L’adulte, à coté, jamais cela ne le dérange

Et il restait aussi froid qu’un glaçon.

J’y repense chaque soir

Je pleure dans mon lit d’enfant

Je pensai, le soir en me couchant:

Ha qu’il me tarde de devenir grand,

D’être enfin un homme, un homme.

Avoir la tête dans les étoiles, un astronome.

De vire mes rêves et qu’ils soient flagrant.

On me trouvait tout juste, à peine touchant.

J’y repense chaque soir

Je pleure dans mon lit d’enfant 

J’ai fini par grandir, comme les autres, 

Absorbé impitoyablement par le monde du travail

Alors, m’est venue, fatalement, la mélancolie

Je n’avais plus accès à ma vitale folie

Tous comptes fait il n’y a rien, ici, qui ne vaille

Et quand je vois, dans quoi on se vautre…

J’y repense chaque soir

Je pleure dans mon lit de grand

Et puis j’ai grandi encore, j’ai même vieilli.

Le temps a passé, vite, bien trop vite 

Il me reste plus que des souvenirs

Reste mes rêve passés pour me soutenir

Même le monde autour de moi, m’évite

Alors je reste là, complètement affaibli

J’y repense chaque soir

Je pleure dans mon lit de grand

Alors ,avant que définitivement je ne crève

Puisque je suis tout seul dans cet Ermitage

Je reprend ma route pour un vieux pèlerinage 

Et qu’importe en fin de compte le rivage.

Je vais replonger dans mes mirages..

Voilà, c’est décidé, je reprend mes rêves.

J’y repense chaque soir

Mais je pleure dans mon lit.

C’est bien trop tard.