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J’y repense chaque soir.
J’étais alors encore un petit garçon
Je vivais dans un monde étrange
Dans lequel il n’y avait que des enfants.
Mais pour moi, ils étaient bien trop pesant
L’adulte, à coté, jamais cela ne le dérange
Et il restait aussi froid qu’un glaçon.
J’y repense chaque soir
Je pleure dans mon lit d’enfant
Je pensai, le soir en me couchant:
Ha qu’il me tarde de devenir grand,
D’être enfin un homme, un homme.
Avoir la tête dans les étoiles, un astronome.
De vire mes rêves et qu’ils soient flagrant.
On me trouvait tout juste, à peine touchant.
J’y repense chaque soir
Je pleure dans mon lit d’enfant
J’ai fini par grandir, comme les autres,
Absorbé impitoyablement par le monde du travail
Alors, m’est venue, fatalement, la mélancolie
Je n’avais plus accès à ma vitale folie
Tous comptes fait il n’y a rien, ici, qui ne vaille
Et quand je vois, dans quoi on se vautre…
J’y repense chaque soir
Je pleure dans mon lit de grand
Et puis j’ai grandi encore, j’ai même vieilli.
Le temps a passé, vite, bien trop vite
Il me reste plus que des souvenirs
Reste mes rêve passés pour me soutenir
Même le monde autour de moi, m’évite
Alors je reste là, complètement affaibli
J’y repense chaque soir
Je pleure dans mon lit de grand
Alors ,avant que définitivement je ne crève
Puisque je suis tout seul dans cet Ermitage
Je reprend ma route pour un vieux pèlerinage
Et qu’importe en fin de compte le rivage.
Je vais replonger dans mes mirages..
Voilà, c’est décidé, je reprend mes rêves.
J’y repense chaque soir
Mais je pleure dans mon lit.
C’est bien trop tard.
